L'histoire
de Vallauris est scellée par la terre, terre des
pignates (poterie utilitaire non décorée, qui servait
à la cuisson des aliments). Celle de Golfe-Juan,
par la mer qui lui a donné ses ports, ses plages
de sable fin. Et leur histoire commune tient en
une particularité liée à la géographie : le vallon
de l'Issourdadou, aujourd'hui comblé (c'est la RD135),
les a préservées d'une urbanisation en continuité.
Vallauris
est une ville propice à la balade au travers de
ses ruelles. Sa tradition potière remonte au moins
au début de notre ère : des vestiges de briques
et poteries ont été retrouvés sur le plateau des
Encourdoules. Au XIe siècle une donation fait de
l'abbaye de Lérins la propriétaire de Vallauris.
En 1392, la peste noire décime la population, la
ville est alors ruinée et presque déserte. Au début
du XVIe siècle, Rainier Lascaris, prieur de Lérins,
fait venir 70 familles génoises, parmi lesquelles
des potiers, pour repeupler la cité. Le village
a été reconstruit selon un plan en damier, resté
intact jusqu'à nos jours. L'artisanat d'art et la
céramique sont d'origine plus récente.
La
rade de Golfe-Juan n'était qu'un mouillage naturel
avec quelques cabanes de pêcheurs et des hangars
à poterie où marchands, négociants, muletiers se
bousculaient. C'est le 1er mars 1815 que Golfe-Juan
entre dans l'histoire. Ce jour-là de retour de l'iîle
d'Elbe, Napoléon débarquait. Depuis, l'humble bourgade
de pêcheurs est devenue, au fil des siècles, une
station balnéaire. Troisième capacité d'accueil
portuaire des Alpes Maritimes grâce à ses deux ports
de pêche et de plaisance, Golfe-Juan offre de nombreuses
activités nautiques et de remarquables sites de
plongée sous-marine.